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Avis de Vuillermet M sur Kouign Amann - 6 personnes


Kouign Amann - 6 personnes Kouign Amann - 6 personnes

Fabriqué à base de pâte à pain, de beurre demi-sel et de sucre par Thierry LUCAS, Maître Artisan, notre Kouign Amann est un gâteau caramélisé, fondant à l'intérieur et croustillant à l'extérieur.

 

Sans additifs ni conservateurs, nos gâteaux sont fabriqués chaque jour, à la main et de façon individuelle, dans le respect de la recette d'origine.

 

Conseil de dégustation : Faire chauffer votre four à 200°C, l'éteindre une fois qu'il est chaud et introduire le Kouign Amann 5 à 10 minutes dans le four.

 

Date Limite d'Utilisation Optimale (DLUO) : 10 jours après fabrication.

 

Composition : Pâte à pain (farine, eau, sel, levure), beurre demi-sel et sucre.

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stars_5 - Posté le samedi 06 août 2016par Vuillermet M

Montaigne (Michel de)

Essais


"III, III, De trois commerces"


Chez moi, je me détourne un peu plus souvent à ma librairie, là, tout d'une main , je commande à mon ménage. Je suis sur l'entre, et vois sous moi mon jardin, ma basse-cour, ma cour, et dans la plupart des membres de ma maison. Là je feuillette à cette heure un livre, à cette heure un autre, sans ordre et sans dessein, à pièces décousues. Tantôt je rêve ; tantôt j'enregistre et dicte, en me promenant, mes songes que voici.

Elle est au troisième étage d'une tour. Le premier, c'est ma chapelle ; le second, une chambre et sa suite, où je me couche souvent, pour être seul. Au-dessus, elle a une grande garde-robe. C'était, au temps passé, le lieu plus inutile de ma maison. Je passe là et la plupart des jours de ma vie, et la plupart des heures du jour ; je n'y suis jamais la nuit. À sa suite est un cabinet assez poli, capable à recevoir du feu pour l'hiver, très plaisamment percé ; et si je ne craignais non plus le soin que la dépense (le soin qui me chasse de toute besogne), je pourrais facilement coudre, à chaque côté, une galerie de cent pas de long et douze de large, à plain pied, ayant trouvé tous les murs monts, pour autre usage, à la hauteur qu'il me faut. Tout lieu retiré requiert un promenoir.. Mes pensées dorment si je les assis. Mon esprit ne va, si les jambes ne s'agitent : ceux qui étudient sans livre en sont tous là. La figure en est ronde et n'a de plat que ce qu'il faut à ma table et à mon siège ; et vient m'offrant, en se courbant, d'une vue, tous mes livres, rangs à cinq degrés tout à l'environ. Elle a trois vues de riche et libre prospect, et seize pas de vide en diamètre. En hiver, j'y suis moins continuellement : car ma maison est juchée sur un tertre, comme dit son nom, et n'a point de pièce plus ventée que cette-ci, qui me plaît d'être un peu pénible et à l'écart, tant pour le fruit de l'exercice que pour reculer de moi la presse. C'est là mon siège. J'essaye à m'en rendre la domination pure et à soustraire ce seul coin à la communauté et conjugale, et filiale, et civile ; partout ailleurs je n'ai qu'autorité verbale ; en essence, confuse. Misérable à mon gré, qui n'a chez soi où être à soi, où se faire particulièrement la cour, où se cacher ! L'ambition paye bien ses gens, de les tenir toujours en montre, comme la statue d'un marché : magna servitus est magna fortuna ; ils n'ont pas seulement leur retrait pour retraite. Je n'ai rien jugé de si rude en l'austérité de vie que nos religieux affectent, que ce que je vois, en quelqu'une de leurs compagnies, avoir pour règle une perpétuelle société de lieu et assistance nombreuse entre eux, en quelque action que ce soit. Et trouve aucunement plus supportable d'être toujours seul, que ne le pouvoir jamais être.


« La culture ne shérite pas, elle se conquiert » ( Malraux, Hommage à la Grèce, 1959 )




Hymne National du Sénégal


« Pincez tous vos koras, frappez les balafons !

Le lion rouge a rugi, le Dompteur de la Brousse

Dun bond sest élancé, dissipant les ténèbres,

Soleil sur nos terreurs, soleil sur notre espoir.

Debout, frères ! Voici lAfrique rassemblée.


Fibres de mon cœur vert, épaule contre épaule,

Mes plus-que-frères, ô Sénégalais, debout !

Unissons la mer et les sources, unissons

La steppe et la forêt. Salut Afrique mère !


Sénégal, toi le fils de lécume du lion,

Toi surgi de la nuit au galop des chevaux,

Mais rends-nous, oh ! rends-nous lhonneur de nos Ancêtres

Splendides comme ébène et forts comme le muscle,

Nous disons droit lépée na pas une bavure.


Sénégal, nous faisons nôtre ton grand dessein ;

Rassembler les poussins à labri des milans

Pour en faire, de lEst à lOuest, du Nord au Sud,

Dressé un même peuple, un peuple, un peuple sans couture

Mais un peuple tourné vers tous les vents du monde !


Sénégal, comme toi, comme tous nos héros,

Nous serons durs, sans haine, et les deux bras ouverts.

Lépée, nous la mettons dans la paix du fourreau.

Car le travail sera notre arme et la parole.

Le Bantou est un frère, et lArabe et le Blanc.


Mais que si lEnnemi incendie nos frontières,

Nous serons dressés et les armes au poing.

Un peuple dans sa foi défiant tous les malheurs,

Les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes.

La mort oui ! nous disons la mort, mais pas la honte.


( LEOPOLD SEDAR SENGHOR )


« Mieux vaut arriver en retard dans ce monde, quen avance sur le prochain » ( Sur un bus à Abidjan, 2004 )



Noël 2015 (Ile Maurice)


« Pour toi, pour toi, pour toi, pour moi. Un amour actif, réel. Un amour qui guérit, pardonne, relève, soigne. Lorsque Jésus entre dans la vie de quelquun, celui-ci ne reste pas emprisonné dans son passé, mais il commence à regarder le présent dune autre manière, avec une autre espérance. Il commence à se regarder lui-même dun autre œil, ainsi que sa propre réalité. Il ne reste pas ancré dans ce qui est arrivé. Et si à certains moments nous sommes tristes, nous nous sentons mal, abattus, dans son regard, nous pouvons tous trouver place. »


Pape François



"Tenter, braver, persister; persévérer, être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu'elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête..."


Victor Hugo

Les Misérables (écrit sur le socle de La République après les attentats)



A = Alpha

B = Bravo

C = Charlie

D = Delta

E = Echo

F = Fox (Officiellement Foxtrot)

G = Golf

H = Hotel

I = India

J = Juliet

K = Kilo

L = Lima

M = Mike

N = November

O = Oscar

P = Papa

Q = Quebec

R = Romeo

S = Sierra

T = Tango

U = Uniforme

V = Victor

W = Whisky

X = X-ray

Y = Yankee

Z = Zoulou



« Il faut mettre ses principes dans les grandes choses, aux petites la miséricorde suffit. » ( L'Envers et l'endroit, Camus )


« In girum imus nocte et consumimur igni. Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu » (Attribué à Virgile, Guy Debord )


« Jai quitté Chypre avec 400 francs, depuis près de deux mois, après des disputes que jai eues avec le payeur général et mon ingénieur. Si jétais resté, je serais arrivé à une bonne position en quelques mois. Mais je puis retourner. Jai cherché du travail dans tous les ports de la Mer Rouge, à Djeddah, Souakim, Massouah, Hodeida, etc. Je suis venu ici après avoir essayé de trouver quelque chose à faire en Abyssinie. Jai été malade en arrivant. Je suis employé chez un marchand de café, où je nai encore que sept francs. Quand jaurai quelques centaines de francs, je partirai pour Zanzibar, où dit-on, il y a à faire ».


( Lettre de R. aux siens, envoyée dAden, le 17 août 1880 )


Capitaine (poisson)



Pêcheur transportant un capitaine(Polydactylus quadrifilis €) en Mauritanie

Taxons concernés


Le nom vernaculaire « capitaine » peut désigner en français plusieurs espèces différentes de poissons1 :

Capitaine, les lethrinus, des poissons de la famille des Lethrinidae

Capitaine, autre nom donné à tort à la Perche du Nil (Lates niloticus)

Capitaine à bandes orange

Capitaine baxou

Capitaine blanc

Capitaine bossu

Capitaine créole

Capitaine empereur

Capitaine gris - Gymnocranius griseus

Capitaine gueule longue

Capitaine gueule rose

Capitaine honteux

Capitaine jaune - Bodianus rufus

Capitaine lentilles

Capitaine mashena

Capitaine olive

Capitaine pissa

Capitaine à queue jaune

Capitaine de roche - Bodianus rufus

Capitaine rouge

Capitaine royal

Capitaine saint-pierre

Capitaine strié - Gnathodentex aureolineatus

Capitaine tatoué - Gymnocranius grandoculis

Capitaine tidents - Lethrinus microdon

Capitaine-du-port - Diagramma pictum, aux Seychelles

Empereur capitaine - Lethrinus erythracanthus

Faux-capitaine - Galeoides decadactylus

Gros capitaine - Polydactylus quadrifilis

Labre capitaine - Lachnolaimus maximus

Perroquet capitaine - Chlorurus enneacanthus

Petit capitaine - Galeoides decadactylus

etc.



« Les mots ne sont pas des signes inoffensifs ». (Maurice Ollender)


« Un Breton ma dit !et il avait Raison. Si tu fais Crédit, tu Perds ta Maison. » (La Chope des Puces, Espace Django Reinhardt 29 janvier 2016)


« Dans un spectacle, dans un bal, chacun jouit de tous ». Fusées.


« Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, cest son génie » Baudelaire


C'est Kantner qui écrit en 1969 "We Can Be Together" ("Nous pouvons vivre ensemble") d'après un des slogans du mouvement naissant des Black Panthers. "Nous sommes obscènes, sans foi ni loi, hideux, dangereux, sales, violents et jeunes / Mais nous devrions vivre ensemble".


« A celui qui « capture » le monde, pour donner à entendre linfinie nuance de ses couleurs, au chef dorchestre de sa propre partition, chemin ouvert à toutes les curiosités, toutes les humeurs, tous les coups de cœur A toi Michel »


( Christine Diahaby, dédicace « Vents Bleus », Ed de lArbalète, 1997 )


« Jadore ta manière de toujours faire vivre le lien, avec tendresse, humour, nourrir la rencontre, reconnaissant de ce quelle ta donnée »


( Marie K, Texto, 2012 )


« Le temps présent est une escale entre les périodes révolues et les temps à venir » ( Lehcim Temrelliuv )


« Jai en moi une infinie confiance. Non pas la certitude de voir la vie extérieure tourner bien pour moi, mais celle de continuer à accepter la vie et à la trouver bonne, même dans les pires moments »


« Je suis de ceux qui préfèrent continuer à se laisser flotter sur le dos les yeux tournés vers le ciel»


« La vie est pleine de sens dans son absurdité »


( Etty Hillesum Une vie bouleversée, Journal 1941-1943)


« La musique a ceci de commun avec la poésie et l'amour, et même avec le devoir : elle n'est pas faite pour qu'on en parle, elle est faite pour qu'on en fasse ; elle n'est pas faite pour être dite, mais pour être « jouée »... Non, la musique n'a pas été inventée pour qu'on parle de musique ! N'est-ce pas la définition même du Bien € Le Bien est fait pour être fait, non pas pour être dit ou connu ; »


( La Musique et lIneffable, Vladimir Jankélévitch )


« Donc ce texte n'aura pas d'illustration, qu'une amorce de pellicule vierge. Et le texte n'aurait pas été si l'image avait été prise. L'image serait là devant moi, probablement encadrée, parfaite et fausse, irréelle, plus encore qu'une photo de jeunesse : la preuve, le délit d'une pratique presque diabolique. Plus qu'un tour de passe-passe. Car ce texte est le désespoir de l'image, et pire qu'une image floue ou voilée : une image fantôme. »


( Hervé Guibert, L'Image fantôme, Paris, Minuit, 1981 )



« LHISTOIRES A PARTS EGALES » de Romain Bertrand (Seuil, 2011)


Sil na jamais été autant question d« histoire-monde », cest souvent la même histoire du monde qui sécrit : celle de lEurope et de son « expansion » en Afrique, en Asie et aux Amériques. Pour Romain Bertrand, il nest dautre remède à cet européocentrisme obstiné quune histoire à parts égales, tramée avec des sources qui ne soient pas seulement celles des Européens. Cest ce quil propose dans ce texte, en offrant le récit détaillé des premiers contacts entre Hollandais, Malais et Javanais au tournant du XVIIe siècle. Il montre que lEurope ne détenait alors aucun avantage sur les sociétés du monde insulindien, que ce soit en matière de compétences nautiques et cartographiques, de grand négoce ou de technologies militaires. Lorsque les vaisseaux de la Première Navigation de Cornelis de Houtman jettent lancre en juin 1596 dans la rade de Banten, à Java, ce nest pas à un monde « primitif » quils ont affaire. Le lecteur découvre au contraire une société complexe et cosmopolite, insérée depuis des décennies dans des réseaux de commerce à grande distance, maillée de lieux de débats politique et religieux intenses et sophistiqués, qui font étrangement écho à ceux qui ont alors cours en Europe. Un livre qui propose une manière radicalement nouvelle de faire de lhistoire globale.



Extrait de larticle de Patrick Boucheron (Cahier du « Monde », 30 septembre 2011)



« Une flottille a jeté lancre dans la rade de Banten, au nord de Java. Ceux qui viennent de passer le détroit de la Sonde sont hollandais et abordent pour la première fois ce monde insulindien quils rêvent comme un eldorado. Ils pensent vivre un moment historique. Cest, pour eux, le 22 juin 1596, Anno Domini : le nouveau siècle frémit dimpatience. Pour ceux qui les accueillent, en revanche, le seuil du premier millénaire vient dêtre franchi, sans que rien de neuf soit apparu : nous sommes en lan 1004 de lHégire. Ils sont habitués à voir arriver, poussés par les vents secs de la mousson, de nombreuses jonques, caraques et barques de commerce. DOrmuz à la péninsule malaise, elles se chargent de poivre, de porcelaines et de soieries, faisant de locéan Indien lespace commercial le plus densément interconnecté du monde davant la mondialisation.


Viennent-elles de Chine, du Gujarat, ou de plus loin encore, comme ces caravelles portugaises qui, depuis un siècle, sillonnent la région € Peu importe, pourvu que leurs capitaines respectent les formalités fiscales du port et le rituel politique de laccueil. Ceux qui débarquent se sont pompeusement déguisés en émissaires, mais semblent patauds, désorientés plus laids encore que des Portugais, disent les sources malaises. Laids et impolis : les voici qui refusent deux buffles quon leur fait apporter. Cest le premier dune longue série dimpairs. Incompréhensions, trahisons, canonnades : dix mois plus tard, le capitaine Cornelis de Houtman achève piteusement ce que lhistoriographie nomme la « première navigation ».


Car les Hollandais reviendront afin dy disputer aux Portugais leur prééminence économique. Pour lhistoire traditionnelle des origines de la globalisation, qui naspire quà zébrer la carte du monde de trafics et dexpéditions impériales, il ny a que cela qui compte. Romain Bertrand fait bien plus quy apporter des retouches de détail : voir de plus près une intrigue lointaine permet surtout de démentir lHistoire à Majuscules, celle qui manie de grands noms sonores et vides. Est-ce lOrient et lOccident qui se rencontrent à Banten € Evidemment pas : les civilisations ne se métissent pas plus quelles ne sentrechoquent, et ce qui se donne à comprendre dans la rencontre de « marchands sans manières reçus par des aristocrates épris de convenances » nest même pas le face-à-face entre les sociétés hollandaise et javanaise, mais la rencontre « entre des fragments instables de celle-ci ».


Voilà pourquoi Romain Bertrand nous plonge demblée dans létrangeté. Nous débarquons avec Houtman dans une société dont nous ignorons tout, et que lhistorien ne nous présente pas selon le paisible étagement des temps braudéliens, les strates du temps long et du temps court. Ce quil faut comprendre tout de suite, en situation, nest pas la géographie immobile ou la calme philosophie de lEtat javanais, mais la crise dynastique qui exacerbe le conflit entre laristocratie princière des pangeron et la bureaucratie technicienne des pongawwa. Car la société javanaise, « islamisée par à-coups », est complexe et cosmopolite, parcourue de débats intellectuels et maillée de controverses religieuses.


Puisque les Hollandais ne savent rien de leurs interlocuteurs, ils sadressent moins à eux quà lidée vague quils en ont. Surtout, ils improvisent. Et, comme en pareil cas, limprovisation révèle les règles sociales de lagir.


Le meilleur du livre se joue au plus près de léchange, lors par exemple de ces « petits drames métrologiques » qui ont lieu autour dune balance chinoise. Chacun pense que lautre va le gruger, mais tente de saccorder sur ce que peser veut dire.


Pour le diplomate javanais dhier comme pour lhistorien français daujourdhui, jeter vers lautre des « ponts dintelligibilité » constitue donc un travail incertain et exigeant. Romain Bertrand est un familier des textes javanais qui, en sinitiant aux sources néerlandaises, sest imposé le même effort que celui quil attend de son lecteur : plonger dans un océan de noms imprononçables. Il en résulte un renversement de leffet dexotisme : est-on certain de mieux comprendre un marchand hollandais du XVII ème siècle quun fonctionnaire javanais € En comparant longuement le Taj us-Salatin, miroir au prince composé en 1603, à la philosophie politique européenne qui lui est « contemporaine », lauteur dépayse lun par lautre : « il nest rien de ce qui nous paraît familier qui ne doive nous devenir étranger. »



« Il est moins grave de perdre que de se perdre » (Romain Gary)


« Le mariage de la raison et du cauchemar qui a dominé tout le XXème siècle a enfanté un monde toujours plus ambigu La fiction est déjà là. Le travail du romancier est alors dinventer la réalité. » ( J.G Ballard, préface à Crash )


« La réponse à la peur, cest une transformation de la confiance. Voisins vigilants : plus on vous sécurise, plus on a peur. »


( Catherine Larrère in ARTE, 29 février 16 )


« La Sûreté (Révolution, XVIII ème siècle) cest aussi la protection des individus face à lEtat. Ce nest pas seulement la Sécurité où lEtat, le pouvoir exécutif sarrogent des droits »


« Il ne faut pas avoir peur du bonheur, cest un bon moment à passer » ( Gary « Au-delà de cette limite le ticket nest plus valable » )


« Un phénomène émergent est plus que la somme des unités »

(Principe mathématique)


« Le bonheur nous ouvre au monde. Il est un état neutre, il na rien à voir avec la joie ; la joie est une chose individuelle » ( Jean Giono, archive radiophonique)


« Lécrivain est quelquun qui arrange les citations en enlevant les guillemets » ( Roland Barthes )


« On ne crée jamais que daprès des œuvres déjà créées » (Michel Audiard)


« Une foule épaisse coulait le long des baraques; des ventrées d'enfants turbulaient, soufflant dans des trompettes, barbouillés de pain d'épice, éveillés et morveux. » (Huysmans, Sœurs Vatard, 1879, p. 79).


« Là où je me sens bien, là est ma patrie » Ubi bene, ibi patria


« Comme leau, un combat ne devrait pas avoir de forme définie. Leau échappe dès quon exerce sur elle une pression. La chose la plus douce ne peut être rompue » (Bruce Lee, cité par MV dans la revue Interférences, février 76)


« Les avis cest comme les trous de balles, tout le monde en a un »

(Michel Audiard)


« Je cherche ce que je ne puis trouver » (Un chevalier de la Table ronde)


« Plus sa vie est infâme, plus l'homme y tient ; elle est alors une protestation, une vengeance de tous les instants. »


Honoré de Balzac (tiré de Splendeurs et misères des courtisanes)


« Nous ne sommes rien, cest ce que nous cherchons qui est tout » (Friedrich Hölderlin)


« De la mer

au printemps

Toute la journée

Le doux ressac »


« Il y a de la musique dans le soupir du roseau; - Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau; - Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre. - Leur terre n'est qu'un écho des astres. (Byron)


« Je suis athée, grâce à Dieu ! » (Luis Bunuel)


«Il y a quelque chose de pire que davoir une mauvaise pensée. Cest davoir une pensée toute faite». (Charles Péguy)


"De toute chose on peut faire naître une controverse, si on est habile à parler." (Euripide)


« A vrai dire, je suis un irrécupérable conservateur. Sil y avait un Dieu, je serais croyant. » ( Imre Kertesz )



« Pour moi, lacte décrire est une sorte de dialogue avec Dieu. Je ne suis pas croyant, mais je ne peux pas dire que je sois incroyant. Pour moi, la rencontre avec Dieu, cest peut-être dans lacte décrire. Une solitude qui en rencontre une autre, une solitude face à une solitude Dieu étant plus seul quon ne lest soi-même. » (Cioran )


« Le journalisme consiste à annoncer que M. Watson est mort à des millions de gens qui ne savaient pas quil vivait. »

(Mark Twain, écrivain et journaliste.)


« Il faut aimer les illusions quand elles sont généreuses » (Alain Decaux)


« Voici ma quête : allonge ta moquette ! » (réplique typique dune femme en chaleur devant le stand découpe de St-Maclou)


In 1970, Richard Olney, an American living in Paris, gave the place of the entrée in a French full menu: "A dinner that begins with a soup and runs through a fish course, an entrée, a sorbet, a roast, salad, cheese and dessert, and that may be accompanied by from three to six wines, presents a special problem of orchestration".


« La liberté de l'art n'est un don ni de la Politique ni du pouvoir. Ce n'est pas des Mains du pouvoir que l'art obtient sa Liberté. La liberté existe en nous, nous devons lutter pour la liberté, seuls avec Nous-mêmes, dans notre plus intime intérieur, Dans la solitude et la souffrance. C'est la Matière la plus délicate de la sphère de l'esprit. » Tadeusz Kantor


« On est orgueilleux par nature, modeste par nécessité. » - Extrait d'En Vrac. Pierre Reverdy -


Doc / Prof

Sneezy / Atchoum

Sleepy / Dormeur

Grumpy / Grincheux

Happy / Joyeux

Bashful / Timide

Dopey / Simplet


« Était-ce un homme qui marchait devant moi € Chez ces peuplades nues, la différence entre les sexes est bien moins évidente que dans nos climats. Nous accentuons la faiblesse de la femme en lui épargnant les fatigues, c'est à dire les occasions de développement, et nous la modelons d'après un idéal menteur de gracilité.

À Tahiti, l'air de la forêt ou de la mer fortifie tous les poumons, élargit toutes les épaules, toutes les hanches, et les graviers de la plage ainsi que les rayons du soleil n'épargnent pas plus les femmes que les hommes. Elles font les mêmes travaux que ceux-ci, ils ont l'indolence de celles-là : quelque chose de viril est en elles, et en eux quelque chose de féminin. Cette ressemblance des deux sexes facilite leurs relations, que laisse parfaitement pures la nudité perpétuelle, en éliminant des mœurs toute idée d'inconnu, de privilèges mystérieux, de hasards ou de larcins heureux - toute cette livrée sadique, toutes ces couleurs honteuses et furtives de l'amour chez les civilisés. »

PAUL GAUGUIN (Noa Noa)


« « M'étant mêlé d'écrire, j'ai été puni de mon impudence; / Rebelle aux modes, j'ai offensé la mentalité de mon époque. / Les calomnies accumulées peuvent bien avoir raison de ma carcasse; / Tout inutile qu'elle soit, ma voix n'en survivra pas moins dans ces pages ». (Poème de Lu Xun, 1933, cité par Simon Leys)



« Gens de loisir, ils vivaient dans un état horrible de fausse naïveté encore nommée poésie, simplement enfoncés dans le mal dont ils nessayaient pas de regarder les raisons. Alors renaissait le phénix appelé romantisme : on allait porter lobjet littéraire à la température dun dieu docile à la fréquente communion. Mal du siècle confortable comme le spiritisme, dernier asile où crever en paix dans lodeur de renfermé des châteaux abandonnés par les grands-pères.


Mais ce sérieux denfants malades arrive-t-il à faire crouler les murs percés de meurtrières par où des quantités dyeux les regardent, ces murs le long desquels ils narrivent pas à grimper €


Ainsi faisait-on ce quon pouvait pour nous cacher lexistence charnelle de nos frères afin que nous fussions vraiment armés pour les tâches de curé auxquelles nous étions destinés. La bourgeoisie gave ses intellectuels dans des mies pour quils ne soient pas tentés daimer le monde. Ainsi vivions-nous à la pauvre vitesse du sommeil. Nous tournions comme on nous avait appris à tourner, occupés à de petits jeux de construction enseignés par tous ces fonctionnaires.


(Cependant, des hommes travaillaient à la chaîne. Cependant des policiers marchaient dans les rues, des hommes mouraient en Chine de mort violente, dans la Haute-Volta, le travail abattait les noirs comme une épidémie.)


Paul Nizan (Aden-Arabie 1931) en exergue de SALLE 20, Théâtre Universitaire de Nancy 1968.



« Les mots ne sont pas des signes inoffensifs ». (Maurice Ollender)


« Un Breton ma dit !et il avait Raison. Si tu fais Crédit, tu Perds ta Maison. » (La Chope des Puces, Espace Django Reinhardt 29 janvier 2016)


« Dans un spectacle, dans un bal, chacun jouit de tous ». Fusées


« Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, cest son génie » Baudelaire


C'est Kantner qui écrit en 1969 "We Can Be Together" ("Nous pouvons vivre ensemble") d'après un des slogans du mouvement naissant des Black Panthers. "Nous sommes obscènes, sans foi ni loi, hideux, dangereux, sales, violents et jeunes / Mais nous devrions vivre ensemble", selon le texte.


« Était-ce un homme qui marchait devant moi € Chez ces peuplades nues, la différence entre les sexes est bien moins évidente que dans nos climats. Nous accentuons la faiblesse de la femme en lui épargnant les fatigues, c'est à dire les occasions de développement, et nous la modelons d'après un idéal menteur de gracilité.


À Tahiti, l'air de la forêt ou de la mer fortifie tous les poumons, élargit toutes les épaules, toutes les hanches, et les graviers de la plage ainsi que les rayons du soleil n'épargnent pas plus les femmes que les hommes. Elles font les mêmes travaux que ceux-ci, ils ont l'indolence de celles-là : quelque chose de viril est en elles, et en eux quelque chose de féminin. Cette ressemblance des deux sexes facilite leurs relations, que laisse parfaitement pures la nudité perpétuelle, en éliminant des mœurs toute idée d'inconnu, de privilèges mystérieux, de hasards ou de larcins heureux - toute cette livrée sadique, toutes ces couleurs honteuses et furtives de l'amour chez les civilisés. »

PAUL GAUGUIN (Noa Noa)


« « M'étant mêlé d'écrire, j'ai été puni de mon impudence; / Rebelle aux modes, j'ai offensé la mentalité de mon époque. / Les calomnies accumulées peuvent bien avoir raison de ma carcasse; / Tout inutile qu'elle soit, ma voix n'en survivra pas moins dans ces pages ». (Poème de Lu Xun, 1933, cité par Simon Leys)



« Gens de loisir, ils vivaient dans un état horrible de fausse naïveté encore nommée poésie, simplement enfoncés dans le mal dont ils nessayaient pas de regarder les raisons. Alors renaissait le phénix appelé romantisme : on allait porter lobjet littéraire à la température dun dieu docile à la fréquente communion. Mal du siècle confortable comme le spiritisme, dernier asile où crever en paix dans lodeur de renfermé des châteaux abandonnés par les grands-pères.


Mais ce sérieux denfants malades arrive-t-il à faire crouler les murs percés de meurtrières par où des quantités dyeux les regardent, ces murs le long desquels ils narrivent pas à grimper €


Ainsi faisait-on ce quon pouvait pour nous cacher lexistence charnelle de nos frères afin que nous fussions vraiment armés pour les tâches de curé auxquelles nous étions destinés. La bourgeoisie gave ses intellectuels dans des mies pour quils ne soient pas tentés daimer le monde. Ainsi vivions-nous à la pauvre vitesse du sommeil. Nous tournions comme on nous avait appris à tourner, occupés à de petits jeux de construction enseignés par tous ces fonctionnaires.


(Cependant, des hommes travaillaient à la chaîne. Cependant des policiers marchaient dans les rues, des hommes mouraient en Chine de mort violente, dans la Haute-Volta, le travail abattait les noirs comme une épidémie.)


Paul Nizan (Aden-Arabie 1931) en exergue de SALLE 20, Théâtre Universitaire de Nancy 1968.

C'est Kantner qui écrit en 1969 "We Can Be Together" ("Nous pouvons vivre ensemble") d'après un des slogans du mouvement naissant des Black Panthers. "Nous sommes obscènes, sans foi ni loi, hideux, dangereux, sales, violents et jeunes / Mais nous devrions vivre ensemble", selon le texte.


« Était-ce un homme qui marchait devant moi € Chez ces peuplades nues, la différence entre les sexes est bien moins évidente que dans nos climats. Nous accentuons la faiblesse de la femme en lui épargnant les fatigues, c'est à dire les occasions de développement, et nous la modelons d'après un idéal menteur de gracilité.

À Tahiti, l'air de la forêt ou de la mer fortifie tous les poumons, élargit toutes les épaules, toutes les hanches, et les graviers de la plage ainsi que les rayons du soleil n'épargnent pas plus les femmes que les hommes. Elles font les mêmes travaux que ceux-ci, ils ont l'indolence de celles-là : quelque chose de viril est en elles, et en eux quelque chose de féminin. Cette ressemblance des deux sexes facilite leurs relations, que laisse parfaitement pures la nudité perpétuelle, en éliminant des mœurs toute idée d'inconnu, de privilèges mystérieux, de hasards ou de larcins heureux - toute cette livrée sadique, toutes ces couleurs honteuses et furtives de l'amour chez les civilisés. »

PAUL GAUGUIN (Noa Noa)


« « M'étant mêlé d'écrire, j'ai été puni de mon impudence; / Rebelle aux modes, j'ai offensé la mentalité de mon époque. / Les calomnies accumulées peuvent bien avoir raison de ma carcasse; / Tout inutile qu'elle soit, ma voix n'en survivra pas moins dans ces pages ». (Poème de Lu Xun, 1933, cité par Simon Leys)



« Gens de loisir, ils vivaient dans un état horrible de fausse naïveté encore nommée poésie, simplement enfoncés dans le mal dont ils nessayaient pas de regarder les raisons. Alors renaissait le phénix appelé romantisme : on allait porter lobjet littéraire à la température dun dieu docile à la fréquente communion. Mal du siècle confortable comme le spiritisme, dernier asile où crever en paix dans lodeur de renfermé des châteaux abandonnés par les grands-pères.


Mais ce sérieux denfants malades arrive-t-il à faire crouler les murs percés de meurtrières par où des quantités dyeux les regardent, ces murs le long desquels ils narrivent pas à grimper €


Ainsi faisait-on ce quon pouvait pour nous cacher lexistence charnelle de nos frères afin que nous fussions vraiment armés pour les tâches de curé auxquelles nous étions destinés. La bourgeoisie gave ses intellectuels dans des mies pour quils ne soient pas tentés daimer le monde. Ainsi vivions-nous à la pauvre vitesse du sommeil. Nous tournions comme on nous avait appris à tourner, occupés à de petits jeux de construction enseignés par tous ces fonctionnaires.


(Cependant, des hommes travaillaient à la chaîne. Cependant des policiers marchaient dans les rues, des hommes mouraient en Chine de mort violente, dans la Haute-Volta, le travail abattait les noirs comme une épidémie.)


Paul Nizan (Aden-Arabie 1931) en exergue de SALLE 20, Théâtre Universitaire de Nancy 1968.




Le Dimanche des Rameaux

Dimanche avant Pâques.

Synonyme du vent de l'année.


Le vent des Rameaux ne change pas de sitôt.

S'il pleut aux Rameaux, il pleut sur la faux.

Le vent du jour du buis dure aussi longtemps que lui.

Le dimanche des Rameaux, le vent d'en-bas [sud], mets tes tonneaux en garatas [au rebus] ; quand le vent est soulaire [sud-ouest], rinçons les verres [récolte moyenne]. Le vent d'en-haut [nord] rinçons les tonneaux [récolte abondante].

Le vent qui souffle sur les Rameaux soufflera sur la moisson.

Si le vent est du Nord le jour des Rameaux, de toute la saison, il ne fera pas chaud.



« Je préfère la folie des passions à la sagesse de lindifférence » (Anatole France)


« La fonction du mythe, cest dévacuer le réel » Roland Barthes, Mythologies


« Fenêtre de la mer pour la tempête et ses vagues. Soleil de lamande pour le dard et ses trompettes. Lune du crépuscule pour lobscénité et ses envies. Chair de limpudeur pour le désir et ses tumultes. »


Fernando Arrabal


« Ma négritude n'est pas une pierre, sa surdité ruée contre la clameur du jour

ma négritude n'est pas une taie d'eau morte sur l'oeil mort de la terre

ma négritude n'est ni une tour ni une cathédrale

elle plonge dans la chair rouge du sol

elle plonge dans la chair ardente du ciel

elle troue l'accablement opaque de sa droite patience. »


Aimé Césaire Cahiers dun retour au pays natal



« Blanc ou Noir, toutes les larmes sont salées » (Léopold Sédar Senghor)



Amour Kerné

à lOndine


Je te prendrai dans lémotion des landes

muettement tu embrasseras ma terre

Je te prendrai dans la clarté des fontaines


Succulent ! la commande succédait à une visite à Douarnenez où j'avais, entre autres missions, le "devoir" de rapporter à Belle-isle le fameux gâteau des marins au long cours... Le succès étant au rendez-vous, je passe immédiatement commande d'une deuxième fournée...